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Page:Bataille - Théâtre complet, Tome 6, 1922.djvu/199

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J’aime leur jeune haleine dans une maison
amie. On les sent réellement respirer…


ELLE.


C’est juste… Et puis n’avez-vous pas toujours raison ?
Savez-vous que je suis presque émue ?


LUI.


Savez-vous que je suis presque émue ?Presque !


ELLE.


Savez-vous que je suis presque émue ? Presque !Très.
Et, sentez-vous que vous faites quelques progrès,
que vous m’aimez vraiment un peu plus, à mesure ?


LUI.


Oui.


ELLE.


Oui.Émue, on le serait à moins ! Songez donc !
C’est bel et bien un commencement d’aventure !
Ensuite, vous avez une réputation
troublante d’écrivain qui fait rêver les femmes…
D’autres vous ont aimé… beaucoup… enfin…


LUI.


D’autres vous ont aimé… beaucoup… enfin…Madame !


ELLE.


Oh ! ne m’appelez pas madame. C’est affreux !
Je m’appelle Mary pour qui m’aime.


LUI.


Je m’appelle Mary pour qui m’aime.Mary.


ELLE.


Et puis surtout, songez, vous êtes le monsieur
qui porte en lui un grand chagrin d’amour.


LUI.


qui porte en lui un grand chagrin d’amour.Après ?