Ouvrir le menu principal

Page:Bataille - Théâtre complet, Tome 6, 1922.djvu/165

Le texte de cette page a été corrigé et est conforme au fac-similé.



DIANE.

Oh ! prends garde !


ARMAURY.

Pourquoi ?


DIANE, (montrant la veilleuse.)

J’ai eu peur… j’ai cru que tu allais l’éteindre…

(Puis elle va à la porte lentement, en emportant la veilleuse. Elle lui sourit encore sur le seuil de la chambre en protégeant la flamme de la main droite, — dans un souffle : « Je t’aime !… » Elle entre. Quand elle est entrée, Marcel jette un coup d’œil sur la pièce, met un peu d’ordre, pousse le rideau de la salle de bain. Il va à la porte et ouvre.)


Scène III


ARMAURY, FANNY


FANNY, (entrant à peine, une mousseline sur la tête inclinée.)

Je te demande pardon, c’était nécessaire. Ta vie est en danger. Ne traverse même pas ce couloir… Il faut que tu saches ce qui se trame.


ARMAURY.

Comment es-tu ici ?


FANNY.

J’ai loué une chambre au même étage que toi… Pour cette nuit seulement…


ARMAURY.

Je ne comprends plus. Que signifie ?…


FANNY.

Tu vas comprendre… J’ai surveillé depuis hier