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Page:Bataille - Théâtre complet, Tome 6, 1922.djvu/117

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et, cette clef, je viens de la lui remettre, là devant vous.


GASTON.

C’est fou !…

(Il se précipite sur sa canne et son chapeau.)

FANNY.

Et il est parti, vous avez vu avec quelle hypocrisie, parti malgré la beauté de mon acte, ma générosité. Ah ! quel dégoût ! Le vil, l’affreux homme ! Il a tout mérité !… Je vous l’abandonne !


GASTON.

Pas une minute à perdre. Il faut faire télégraphier partout, les traquer… Mes parents, mes pauvres parents, quand ils vont apprendre !… Ah ! s’il l’a déshonorée, quoi qu’il fasse, il ne m’échappera pas !… Je l’aurai… je l’aurai… (Prêt à partir, il se retourne vers elle.) Êtes-vous des nôtres, vous ?


FANNY.

Ah ! oui ! Et de toute mon âme !


GASTON.

Alors, venez ! venez !

(Dans un tumulte, il l’entraîne.)

RIDEAU