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Page:Bataille - Théâtre complet, Tome 6, 1922.djvu/109

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GASTON.

Ah ! je reconnais la trompe de votre auto.


FANNY, (rapide.)

Oui, elle vient nous prendre. Elle est même un peu en avance, mais nous devons… dépêche-toi, Marcel… nous devons être au Ritz dans une demi-heure…


ARMAURY, (sans comprendre.)

Au Ritz ?


FANNY, (lui faisant des signes de visage.)

Mais oui… tu sais bien… le thé.…


ARMAURY.

Ah ! oui… oui… c’est vrai…


FANNY, (ayant peur que l’invraisemblance du costume d’Armaury ne soit remarquée par Gaston.)

Tu viens en veston, n’est-ce pas ?


ARMAURY.

Bah ! avec un pardessus.


FANNY.

Naturellement.


GASTON.

Je m’en vais… je ne veux pas vous déranger plus longtemps.


FANNY, (de plus en plus pressante.)

Mais non, mais non, restez !… Nous descendrons tous les trois ensemble.


ARMAURY, (bas à sa femme.)

Me comprendras-tu à la fin !… Je vais la mettre dans l’auto qui la reconduira chez elle… tu vois bien que c’est le moment… La clef !

(Elle ne répond pas.)