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Page:Bataille - Théâtre complet, Tome 5, 1922.djvu/98

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LOLETTE, (qui redescend l’escalier la dernière.)

Vous cherchez du feu, Gréville ?… Tenez… je vais vous allumer moi-même.

(Elle prend un porte-allumettes sur une petite table.)

GRÉVILLE.

Être allumé par vous, ce sera bien meilleur !… Figurez-vous que, à propos d’allumette… une anecdote…


LOLETTE, (lui tend une allumette.)

Mon vieux, vous me raconterez vos anecdotes, une autre fois… vous allez me faire brûler les doigts.


GRÉVILLE, (sans se presser.)

Il faut bien que je coupe mon cigare ! Vous êtes très bien ainsi. Vous avez l’air d’un phare.


BERNIER, (dans le fond, à une dame qui arrive, désignant Loulou.)

Tenez, la voilà… Elle ne vous a pas vue…


LOLETTE, (tenant l’allumette en l’air.)

Allez donc ! allez donc ! (Elle se brûle.) Ah ! crotte ! (Elle se trouve nez à nez avec la dame et Bernier.) Oh ! pardon !


GRÉVILLE, (riant.)

C’est le mot national français à l’usage des jeunes filles !

(Elles remontent vers les autres.)

TABOUROT, (s’approchant de Pierre qui est resté en place.)

Qu’est-ce qu’il y a ? Tu as l’air malade ? Ça ne va pas très bien ?


BERNIER, (bougon.)

Ça va !… ça va ! comme toujours… c’est-à-dire