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Page:Bataille - Théâtre complet, Tome 5, 1922.djvu/85

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LOLETTE.

Paye.


BERNIER.

Les consommations de tout à l’heure sont réglées. Il n’y a que ça.


LOLETTE.

Oui, mais tu as la médaille d’honneur… Tu ne peux pas faire autrement que de donner un gros pourboire.


BERNIER.

Qu’est-ce que tu crois qu’il faut laisser ?


LOLETTE.

Je ne sais pas. Je n’ai pas l’habitude… Règle-toi sur le pourboire qu’a laissé Pellier, quand il nous a invités dans ce restaurant, sur le boulevard.


BERNIER.

Oh ! mais c’était trop huppé, à… Combien, tu te rappelles ?


LOLETTE.

Il a mis dix francs sur l’assiette.


BERNIER.

Dix francs, c’est beaucoup trop !


LOLETTE, (dans un élan joyeux avec un grand geste.)

Ah ! bah ! une fois n’est pas coutume ! Laisse toute la pièce.


BERNIER.

Va pour le louis !… (Pendant que Lolette s’éloigne au fond pour prendre son boa, il appelle le garçon et, après avoir troqué, dans la poche de son gilet, le louis contre une pièce de cinq francs, il jette la pièce blanche sur la table, et, vivement, au garçon qui passe.) Tenez,