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Page:Bataille - Théâtre complet, Tome 5, 1922.djvu/76

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Garçon, voulez-vous répondre que je ne suis plus là, si on me demande… je suis allé voir mon tableau, là-haut ! (Au garçon.) Là… poussez ça… merci… ouf !… (Il arrange le coin du paravent et installe Lolette derrière.) Ça va-t-il mieux, mon petit ?…

(Il lui parle très tendrement.)

LOLETTE.

Merci, Pierrot ! C’est que j’ai l’estomac creux ! Je n’ai rien mangé depuis hier soir.


BERNIER.

Parfait ! attends une seconde !… on va bouffer un sandwich.

(Il s’installe aussi à côté du dressoir, derrière le paravent. Des peintres hèlent encore Bernier qui fait des signes négatifs.)

TABOUROT, (à des gens qui arrivent.)

Il vient de partir… là… à gauche… Le voilà qui s’en va là-bas…


BERNIER, (derrière le paravent, en souriant, à Lolette.)

Bon Tabourot !

(Lolette met la tête dans ses mains.)

LOLETTE.

C’est la réaction !


BERNIER, (regardant par-dessus le paravent.)

Ça y est !… on file… Qu’est-ce que tu prends, Lolette ? Sardine-beurre ?


LE GARÇON.

Nous n’en avons pas… Nous avons des anchois… du caviar…