Ouvrir le menu principal

Page:Bataille - Théâtre complet, Tome 5, 1922.djvu/70

Le texte de cette page a été corrigé et est conforme au fac-similé.



BERNIER, (riant.)

Non, je regrette… C’est pour Alphonse XIII… C’est le départ de l’avenue du Bois.


DES PEINTRES.

Alphonse ! Tiens ! au fait !


UNE VOIX.

Dites donc… descendons… pendant qu’on est en veine d’applaudir…


BERNIER.

Oui !… c’est cela, voulez-vous ?… Allez ovationner le roi, et puis, ensuite, obliquez chez Ledoyen. Je vous y rejoins tout de suite. (À Lolette.) Ça m’étonne de ne pas voir mon auguste ingénieur de frère ! Tel que je le connais, il a dû rôder dans quelque coin de la sculpture, prêt à se montrer pour l’honneur, ou à s’esbigner à l’anglaise si ça n’avait pas marché.


LOLETTE.

Tiens, le voilà justement derrière ce gros monsieur.


BERNIER.

Qu’est-ce que je te disais !


EUGÈNE BERNIER, (les bras ouverts.)

Que je t’embrasse !


BERNIER.

Comment donc ! Une lèvre de plus ou de moins, aujourd’hui !


EUGÈNE.

Je ne pouvais pas résister… Au sortir du bureau… il m’a fallu venir flâner par ici… C’est ma femme aussi qui va être contente !