Ouvrir le menu principal

Page:Bataille - Théâtre complet, Tome 5, 1922.djvu/67

Le texte de cette page a été corrigé et est conforme au fac-similé.



BERNIER, (voix faible.)

Merci… merci…


D’AUTRES, (arrivant.)

Où est-il ?


UN PEINTRE.

Par ici !


BERNIER, (sous les embrassades.)

Je suis bien content… je suis bien content… C’est une belle heure.


UN AUTRE.

Tu l’as à trois voix de majorité… Un peu plus…


BERNIER.

Qu’est-ce que ça fait ?… C’est une belle heure… C’est une belle heure !


UN GROUPE, (arrivant.)

Vive Bernier !… Vive Bernier !


DUMAS, (serrant la main de Bernier avec force.)

Et tu la méritais. C’est pain bénit ! (Allant à Certin qu’un groupe adverse a entouré sur la gauche.) Toutes mes condoléances. C’était vous qui la méritiez…

(On emmène Certin à moitié évanoui.)

VOIX DE CERTIN.

Je m’en fous !… Je m’en fous !

(Il s’en va, entraîné par un groupe.)

SELLIER, (à Bernier.)

Je suis fier… cher ami… je suis fier… (À un autre.) Je ne sais pas ce que ça veut dire… mais ça fait très bien !