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Page:Bataille - Théâtre complet, Tome 5, 1922.djvu/50

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CHAILLARD.

Nous n’avons pas pu venir plus tôt. Les trains d’Auvers-sur-Oise, par la gare du Nord, ne sont pas commodes. Nous comptions tomber sur le résultat.


BERNIER.

Il y a eu un sacré retard… Mais, maintenant, tenez, la sculpture se vide… Changeons de place, nous serons plus à l’aise à cette table. Loulou, apporte les verres ici.

(Ils se mettent, en parlant, à l’avant-scène. On traîne les consommations.)

CHAILLARD.

Suzon ne pouvait pas tenir en place à Anvers, ce matin… Elle pensait à l’émotion de sa sœur.


SUZON.

J’ai la poitrine serrée pour elle… Je me disais qu’elle devait se faire un sang, la pauvre !

(Elle installe le petit gosse sur ses genoux.)

LOLETTE.

Oh ! plus que tu ne crois, va… Je ne sais pas comment je vis… Je n’ai rien pu manger depuis hier soir. C’est affreux, affreux, affreux !…


CHAILLARD.

Enfin, je te félicite… Quatre-vingt-deux voix… au second tour !…


LOLETTE.

Je ne peux pas croire que c’est arrivé… ce coup de chance… cet article dans le Figaro.