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Page:Bataille - Théâtre complet, Tome 5, 1922.djvu/44

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RUSSIGNOL.

Eh bien, au fait, pourquoi pas ?… Allons-y !


NINI.

Tout de suite ?


RUSSIGNOL.

Non, pas tout de suite, impossible… Nous sommes cinq ou six cents personnes dans le salon où je me tiens… Ce serait peut-être un peu gênant ?… Mais tout à l’heure… Tiens, chiche !… Va m’attendre sous le Mercier, à l’entrée de la sculpture… Et à pile ou face ! Si c’est Bernier qui a la médaille d’honneur, oui. Si c’est le père Certin, non.


NINI.

C’est juré ?… Si c’est Bernier, nous passons la soirée ensemble ? Tu es témoin, Emma ? (Elle se précipite vers la table de Lolette et, serrant avec effusion la main de Tabourot.) M’sieur Bernier, je ne vous connais pas, mais s’il y a une justice, c’est vous qui aurez la médaille !

(Elles s’en vont, laissant Tabourot et Lolette stupéfaits. On arrive en masse. Les uns envahissent les tables. Les autres restent debout. Grand brouhaha. On entend ces mots.)

UN PEINTRE.

Deux tables par ici… approche celle-là !


UN AUTRE.

Ce qu’il faisait chaud là-dedans !… Allons voir Alphonse XIII.


D’AUTRES.

Par ici, hep !