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Page:Bataille - Théâtre complet, Tome 5, 1922.djvu/400

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conde. Je vais donner l’ordre à l’institutrice de ramener ces enfants… Qu’ils ne fassent pas de bruit. Du reste, c’est l’heure de les rentrer.

(Il sort. Jeannetier fait à Charlotte un signe négatif.)

CHARLOTTE.

Vous croyez… vous croyez qu’ils ne savent rien ?…


JEANNETIER.

Rien… Absolument rien. J’en suis sûr, vous pouvez être complètement tranquille… Vous êtes sauvée !


CHARLOTTE.

Ah ! enfin ! enfin ! Je vais donc pouvoir dormir !… Trois nuits !… Je ne sais plus où j’en suis. Je vois tout bleu ! Je marche comme dans un rêve… Je m’entends parler, mais c’est tout…

(Elle se rapproche des enfants.)

LES ENFANTS.

Tu ne nous as rien apporté, maman ?


CHARLOTTE.

Si… si… Des petites choses… des joujoux… des bonbons aussi… Mes petits… mes chers petits…


FÉRIOUL, (revenant.)

Ne fatiguez pas trop maman… En somme, comment as-tu trouvé ta mère ?


CHARLOTTE.

Je te raconterai… Ç’a été une petite crise… Elle a eu plus de peur que de mal !… (S’adressant à