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Page:Bataille - Théâtre complet, Tome 5, 1922.djvu/397

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mon cher… N’importe qui en aurait eu le cœur déchiré. Mais songez, maintenant, au moment où cette malheureuse va franchir le seuil ! accrochée désespérément à cette idée fixe de vous retrouver tels qu’elle vous a quittés ! Quelle émotion !


FÉRIOUL.

Et elle nous retrouvera, en effet, tels qu’elle nous a quittés.


JEANNETIER.

Ah ! mon Dieu ! Écoutez les grelots de la voiture… C’est elle…


LES ENFANTS, (traversant la pièce en courant.)

La voiture, papa ! Papa, voilà maman !


FÉRIOUL.

Oui, c’est ça.


JEANNETIER.

Sapristi ! Vite ! Mon pardessus ! (Il enlève son pardessus.) Que je n’aie l’air de rien du tout… (Il jette son pardessus et son chapeau, au hasard, sur la table.) Donnez-moi quelque chose à faire…


FÉRIOUL.

Quoi ?


JEANNETIER.

N’importe quoi, que j’aie l’air installé… Tiens, je vais porter cet arbuste dans un coin… sur la table…

(Il transporte une caisse de fleurs.)