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Page:Bataille - Théâtre complet, Tome 5, 1922.djvu/385

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MADAME AUGER.

Oh ! il ne reste plus grand’chose quand l’amour s’en est allé !

(Elle sort avec Baptistin.)

FÉRIOUL, (on entend des voix qui crient :)
« Monsieur le préfet ! Monsieur le préfet !… »

Qu’est-ce que c’est ?


UNE VOIX.

Par ici, mes enfants, rangez-vous là.


LA SOUS-MAÎTRESSE, (entrant, effarée.)

Monsieur le préfet des Alpes-Maritimes qui arrive…


FÉRIOUL.

Il est là ? Qui est-ce qui vous a dit ça ?


LA SOUS-MAÎTRESSE

Il est là… en auto… oui… C’est le jardinier qui vient de l’annoncer… Il entre, le voilà, (Elle appelle encore les enfants.) Rangez-vous, saluez…


FÉRIOUL.

Mais, mademoiselle, il ne vient sûrement pas pour la réunion. Vous vous trompez, je ne l’ai pas invité.

(On voit, en désarroi, les enfants dans la pièce à côté saluer le préfet. Le préfet entre à grands pas, en coup de vent.)

LE PRÉFET.

Bonjour, bonjour, madame. Bonjour monsieur