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Page:Bataille - Théâtre complet, Tome 5, 1922.djvu/373

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FÉRIOUL.

Oui, comment ? Parizot l’a dit à sa femme, sa femme l’a raconté à d’autres, et, si ce n’est pas ça, c’est autre chose… Tout le monde le sait en tout cas… On ne me connaît pas ! je ferai barrage à la haine ! je tiendrai tête !


MADAME FÉRIOUL MÈRE.

Mais comment le pourras-tu ?


FÉRIOUL.

D’abord, il y a une chose importante, c’est la dépêche de Jeannetier : l’individu est acquitté. Pas de condamnation, c’est déjà beaucoup.


MADAME FÉRIOUL MÈRE.

Mais qu’est-ce qui te prouve que ta femme ne s’est pas compromise encore un peu plus au Palais de justice ? Vois-tu, nous n’y comprenons rien du tout, ni toi ni moi. Au fond, de quoi sommes-nous au courant ? Es-tu seulement sûr de ton Jeannetier ? Tu l’as envoyé là-bas, mais qui te dit qu’il n’a pas averti ta femme que tu savais tout.


FÉRIOUL.

Je réponds de Jeannetier comme de moi-même.


MADAME FÉRIOUL MÈRE.

Alors, somme toute, il est allé à Paris censément pour la rejoindre et l’aider.


FÉRIOUL.

Oui, et à mon insu, bien entendu… Mais, quand