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Page:Bataille - Théâtre complet, Tome 5, 1922.djvu/370

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MADEMOISELLE BLANQUETTE.

Ces pauvres petits sont ravis. Ils n’en avaient jamais vu autant. C’est dommage que Madame Férioul ne soit pas là ! C’est la seule déception que nous emporterons aujourd’hui.


FÉRIOUL.

Mais oui, elle a été appelée, il y a deux jours, à Paris, par sa mère assez malade en ce moment.


MADEMOISELLE BLANQUETTE.

Quand revient-elle ? J’espère que ce ne sera rien.


FÉRIOUL.

Elle revient à l’instant, au train de trois heures. La voiture est allée la chercher à la gare…


MADEMOISELLE BLANQUETTE.

Alors, nous la verrons peut-être ?


FÉRIOUL.

Mais oui, peut-être. (À son fils.) Eh bien ? Qu’est-ce que tu fais là ? Tu ne fais pas les honneurs aux petits Magagnoscains ?


MADEMOISELLE BLANQUETTE.

Il m’a dit la mauvaise plaisanterie qu’on s’est permis de vous faire au téléphone en vous annonçant faussement qu’il avait été renvoyé du collège.


FÉRIOUL.

Mais oui, je l’ai grondé bien inutilement.