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Page:Bataille - Théâtre complet, Tome 5, 1922.djvu/369

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ses camarades. (Au petit, bas.) Va. (Haut à Férioul.) C’est le petit Poudrette.


L’ENFANT, (s’avance.)

« Monsieur le maire, notre cœur déborde de reconnaissance. Dans ce site agreste, au milieu de la vallée pittoresque qui nous a donné le jour, à nous, enfants de Magagnosc, ainsi qu’à nos pères, robustes villageois, vous avez bien voulu nous recevoir, nous faire asseoir à votre foyer et nous traiter comme vos propres enfants. Monsieur le maire, que le bonheur soit toujours sur votre maison ! »


LES ENFANTS, (en choeur.)

« Vive monsieur le maire ! »


FÉRIOUL, (prenant l’enfant dans ses bras.)

Parfait, mon enfant. Voilà ce qui s’appelle parler. Embrasse-moi bien fort. Maintenant, mademoiselle, conduisez les autres goûter dans l’orangerie… (À sa mère qui est en scène.) Ma mère, voulez-vous faire les honneurs.

(Madame Férioul mère conduit les enfants et la sous-maîtresse. Restent seuls Férioul, Mademoiselle Blanquette et une jeune femme à l’air doux.)

MADEMOISELLE BLANQUETTE.

Je voulais vous dire toute ma reconnaissance…


FÉRIOUL.

Ah ! non, pas vous ! Je viens de recevoir déjà un compliment qui les résume tous !