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Page:Bataille - Théâtre complet, Tome 5, 1922.djvu/352

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monsieur Férioul, pour vous-même, à cette condition seulement…


FÉRIOUL.

C’est juré.


PARIZOT, (balbutiant, écrasé.)

Monsieur Férioul, votre malheureuse femme a connu… a fait connaissance, à Luchon, d’un monsieur étranger. Elle s’est laissé entraîner dans un véritable guet-apens. Cet individu, qui n’était rien de moins qu’un aventurier, un rat d’hôtel, est poursuivi aujourd’hui par un bijoutier qui l’assigne devant la huitième chambre du tribunal civil de Paris, pour escroquerie. Madame Férioul a été citée comme témoin, le personnage ayant commis de fausses traites à son nom.


FÉRIOUL, (bondissant, le prenant à la gorge.)

Vous mentez !… vous mentez !… vous êtes un abominable gredin, ce que vous dites là est faux ! Ce que vous dites là est monstrueux. Misérable ! comment osez-vous… Comment avez-vous l’audace d’accuser ma femme de cette infamie ?… C’est faux, rétractez, rétractez… (Il l’étrangle presque. Tout d’un coup, il le lâche, fait quelques pas. Silence.) Je vous demande pardon, Parizot, je suis un homme extrêmement malheureux. (Il s’assied à la table et prend sa tête dans ses mains.) Ma femme !… Mon nom traîné devant les tribunaux !… Une affaire de chantage… de… Oh ! pardon, Parizot… Je vous demande pardon, Parizot… Continuez… j’aurai le courage…