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Page:Bataille - Théâtre complet, Tome 5, 1922.djvu/351

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alors, ne dérangez pas Monsieur Thiriot, c’est que la commission doit être faite. (Il raccroche le récepteur et va droit à Parizot, les yeux terribles.) Qu’est-ce que ça veut dire ?… Qu’est-ce que ça veut dire ?… Le procureur ?… ma femme ?… Ah ! mais, que vient faire là le procureur après le greffier ?… hein ?… hein ?… Il le regarde menaçant, terrible, et lui appuie la main sur l’épaule, comme s’il allait le broyer.


PARIZOT, (hagard.)

Écoutez… écoutez… monsieur Férioul, je sens que la situation est perdue… je ne sais plus que faire, moi… monsieur Férioul, pardon ! J’ai eu pitié… il le fallait… je ne suis pas coupable… à votre tour, ayez pitié, ne frappez pas mes enfants.


FÉRIOUL.

Vous n’avez plus qu’un moyen de vous sortir de là… La vérité… La vérité !…


PARIZOT.

Jurez-moi que la révélation que je vais vous faire ne sortira pas d’entre nous deux.


FÉRIOUL.

Mais c’est juré depuis longtemps, allons…


PARIZOT.

Que vous vous contiendrez, que vous saurez vous contenir, et que, pendant plusieurs jours, vous aurez le courage de simuler l’ignorance, il le faut.