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Page:Bataille - Théâtre complet, Tome 5, 1922.djvu/348

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tiens, Parizot, mes engagements — que, quoi qu’il se soit passé, jamais être humain ne saura que vous m’avez révélé le plus petit fait, le moindre mot !… Votre conscience est donc à l’abri vis-àvis de moi quelle qu’ait été votre participation à cette vilenie, je vous pardonne encore tout, vous comprenez bien ?… Tout. Je ne vous reprocherai rien, je m’y engage, je fais table rase de tout grief, mais par contre, si vous refusez de lâcher le paquet, séance tenante, je vous fais saisir dès demain, je vous ruine, vous savez bien que vous n’êtes pas solvable…


PARIZOT.

Monsieur Férioul…


FÉRIOUL.

Vous avez des enfants, Parizot, une femme que vous aimez, ce sera la misère, la rue… et je ne reviendrai jamais sur la décision que je prends en cette minute, et qui pèsera sur votre vie entière. Allons, faites votre devoir, vous le devez à votre patron, mon vieux, vous le devez à moi. Vous ne voyez donc pas que vous avez avoué plus de dix fois depuis tout à l’heure… Allons, quel est l’amant ?…


PARIZOT.

Non, non, pas d’amant !…


FÉRIOUL.

Allons donc !… Un flirt ?… des rendez-vous ?…