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Page:Bataille - Théâtre complet, Tome 5, 1922.djvu/346

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FÉRIOUL.

Hein ?… Vous n’êtes pas à la noce… Vous oscillez sur votre chaise… Comme on serait bien par les chemins de Magagnosc en ce moment, n’est-ce pas ? Vous mentez mal, Parizot, les poils de votre barbe remuent un à un, regardez-moi bien… vous êtes une fripouille.


PARIZOT, (se levant comme pour s’en aller.)

Je n’en entendrai pas plus…


FÉRIOUL, (le repoussant sur sa chaise d’un coup sur l’épaule.)

Pas de ça !… Ne bougez pas, et continuons… Ma femme a une aventure… je veux la connaître… Vous êtes l’intermédiaire, vous savez tout… (Il roule une cigarette sans regarder Parizot.) Quelqu’un du pays, dites ?… Quelqu’un de Grasse ?… C’est une liaison… récente ?…


PARIZOT.

Tenez, monsieur, je me contente de hausser les épaules… et, dans l’étrange situation qui m’est faite ici…


FÉRIOUL.

Parizot, je vous donne ma parole d’honneur, vous entendez ?… que si vous avouez de vous-même nul ne le saura, ce sera totalement entre nous… Sinon, prenez garde, prenez garde… mais, en attendant, ramassez donc votre chapeau que vous avez laissé tomber d’émotion… Vous ne communiquerez pas jusqu’à demain avec ma femme, ni avec qui