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Page:Bataille - Théâtre complet, Tome 5, 1922.djvu/345

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comprends ça… Du calme, du calme, pas d’émotion… Là… plus de blagues… et asseyez-vous, hein ? Et allons au fait. Vous avez remis plusieurs fois à ma femme, devant une maison, toujours la même, de la rue Haute, où vous l’attendiez, vous lui avez remis des plis différents, des lettres… On vous a vu par la fenêtre du second. Ne niez pas, je suis renseigné. Qu’est-ce que c’étaient que ces lettres et ces rendez-vous ?


PARIZOT.

Il y a erreur… Je marche de surprise en surprise.


FÉRIOUL.

Comme vous avez mal dit ça ! Et ici, que faisiez-vous, enfermé avec ma femme depuis une heure. Que signifient ces conciliabules ? Donnez-moi votre serviette, Parizot.


PARIZOT, (refusant du geste.)

Monsieur Férioul…


FÉRIOUL, (donnant un coup de poing sur la table.)

Nom de nom… en voilà assez ! Vous allez tout dire, mon petit bonhomme… Vous allez tout dire, ou vous êtes perdu… Ne me regardez pas avec cet œil qui dissimule mal votre trac et répondez-moi… Madame Férioul a un amant ?


PARIZOT.

Ah ! par exemple ! Ah ! par exemple ! Voilà une assertion que je me garderai bien…