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Page:Bataille - Théâtre complet, Tome 5, 1922.djvu/306

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Cet homme peut flairer le danger, prendre le premier train… se mettre à l’abri… tandis qu’ici ce sera simple… pas besoin même de déposer une plainte ! Ce sont des choses classiques… La première souricière venue…


CHARLOTTE.

Oh ! ces mots… ces mots de police que vous prononcez !…


JEANNETIER.

Pas de sentimentalité, Charlotte. Je reviens dans dix minutes, pas une de plus… Je serai ici avant qu’il soit ressorti, tâchez, vous, jusque-là, de donner le change par de la gaieté… mais, jurez sur la tête de vos enfants que vous ne ferez pas la moindre bêtise d’ici mon retour… Je l’exige.


CHARLOTTE.

Comment voulez-vous que je jure cela ?


JEANNETIER, (lui saisissant les bras.)

Charlotte ! Charlotte ! pour Maurice, pour moi, pour vos enfants ?… Jurez que vous aurez la patience de m’attendre.


CHARLOTTE.

Eh bien, oui, je jure… (Avec désespoir.) mais qu’on me sauve !… qu’on me sauve !…