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Page:Bataille - Théâtre complet, Tome 5, 1922.djvu/301

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CHARLOTTE.

Oui !… Oui !… Alors, j’ai fui avec horreur quand j’ai eu compris… c’est pour ça que nous sommes revenus si vite… Depuis, je n’en avais plus entendu parler quand, tout à coup, j’ai reçu des lettres jouant l’amour, suppliantes, criantes… éperdues, je les ai là, tenez… (Elle tire de sa poitrine un paquet de lettres.) Mon Dieu !… mon Dieu !…


JEANNETIER.

Allez donc, mais allez donc !… J’ai compris… Ne perdez pas de temps. Donnez ça…


CHARLOTTE.

Prenez…


JEANNETIER.

Mais, résumez-moi, en deux mots… je vous en prie, pas une minute à perdre !…


CHARLOTTE.

Dans une lettre, vous verrez, il me disait où il en était… Il faisait appel au passé… Alors, j’ai emprunté une petite somme, par peur, je la lui ai envoyée…


JEANNETIER.

Malheureuse.


CHARLOTTE.

Ah ! oui !… Puis, silence, plus rien. Je croyais être délivrée. Tout à coup, une lettre d’un bijoutier de Luchon, il y a trois jours, celle-là… Te-