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Page:Bataille - Théâtre complet, Tome 5, 1922.djvu/297

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CHARLOTTE.

N’est-ce pas que c’est beau ? (Elle joue. Tout à coup, elle s’interrompt de la main gauche et donne une petite tape amicale à Jeannetier qui se trouve près du piano.) Je suis très contente que vous soyez là !…

(On rit. Férioul tourne les pages. Ils sont tous les trois au piano et chantonnent à mi voix.)

FÉRIOUL.

C’est joliment bien ce passage ! surtout les trois mesures qui vont suivre ce motif…

(À ce moment, derrière, la porte s’ouvre. Margaridou annonce.)

MARGARIDOU.

Monsieur Artanezzo !


FÉRIOUL, (sans se retourner.)

Faites entrer. (Continuant, à Charlotte.) Oui, ces trois mesures… je trouve ça épatant !


CHARLOTTE.

N’est-ce pas ?

(Sans se retourner, elle continue de jouer, l’œil hagard. La mélodie chancelle sous ses doigts. Artanezzo paraît.)

FÉRIOUL, (se retournant.)

Entrez, monsieur.

(Il va à Artanezzo qui entre.)