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Page:Bataille - Théâtre complet, Tome 5, 1922.djvu/265

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aussi. Figure-toi, je t’ai commandé une broche chez le bijoutier, tu sais, je t’en ai déjà parlé ?


CHARLOTTE.

Mais, c’est de la folie ! Tu perds de l’argent et tu commandes encore des inutilités.


ARTANEZZO.

Oh ! Herschenn et moi, nous sommes en compte. Et puis, il faudra bien quelques jours pour exécuter la chose.


CHARLOTTE.

Mais, c’est absurde, voyons, je ne veux pas du tout ! D’abord, je ne veux pas accepter de présent de toi.


ARTANEZZO.

J’accepte bien le tien.


CHARLOTTE.

Ce n’est pas la même chose, un souvenir insignifiant.


ARTANEZZO.

Si, si… Alors, tu viens tout à l’heure ?


CHARLOTTE.

Oh ! je t’assure, c’est tout à fait impossible. Crois-moi. Il est nécessaire que nous soyons prudents et calmes. Cela me peine de te refuser, mais il le faut.


ARTANEZZO.

Alors, tu ne veux pas ?