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Page:Bataille - Théâtre complet, Tome 5, 1922.djvu/26

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JAUBERT.

Ben, oui… je l’ai laissé pousser cet hiver… J’ai tellement turbiné, cette année, que je n’ai pas eu le temps de me raser.


LAFARGUE.

Tu ne t’assieds pas ?


JAUBERT.

Non. Je cherche Bernier ; on m’a dit qu’il était au buffet.


LAFARGUE.

Le voilà, en face. Il te crève les yeux.


JAUBERT.

Ah ! oui… Tu sais, très bien, ta toile.


LAFARGUE.

Laquelle des deux ?


JAUBERT.

L’autre.


LAFARGUE.

Merci. (Avec un salut de la main.) À tout à l’heure. Ah ! ils sont gentils, les camarades !

(Quelques personnes se pressent au fond et s’installent à des tables.)

JAUBERT.

Tiens, voilà ceux qui ont voté qui rappliquent. On voit ça à leurs têtes de Judas satisfaits.

(Un peintre, Dumas, apercevant Jaubert et Lafargue.)

DUMAS.

Ça ne vous dégoûte pas, vous autres ?… Cinquante-deux voix à Bisson ?