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Page:Bataille - Théâtre complet, Tome 5, 1922.djvu/25

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dans le nouveau. Enfin, tu es bien gentil tout de même.


LAFARGUE.

Mais si, mais si, je t’assure… il y a des morceaux épatants pour ton âge…


SELLIER.

Merci, salaud… Prends un bock…


LAFARGUE.

Bah ! bah ! bah ! bah !


SELLIER.

Allez, garçon… deux bocks… Crois-tu, quelle chaleur ! S’il ne vaudrait pas mieux voter des médailles de natation par ce temps-là !


LAFARGUE.

Comme c’est vide, aujourd’hui, chez nous ! On dirait que le public n’est pas admis.


SELLIER.

Comme d’habitude… Seulement, t’as donc pas vu qu’Alphonse XIII arrive aujourd’hui par la gare du Bois ? Tout le monde est sur les Champs-Élysées pour le voir passer… On nous lâche !


LAFARGUE.

Ce vieil Alphonse des familles, si on le priait de monter nous faire une petite visite au lieu d’aller s’embêter, en face, chez notre inaugurateur ? (Passe un autre peintre qui donne la main à Lafargue.) Non, non, je ne dis pas bonjour à des gens qui ont une si belle barbe !


SELLIER.

Ce n’est pas Jaubert, ça ? T’en as une bille !