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Page:Bataille - Théâtre complet, Tome 5, 1922.djvu/244

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CHARLOTTE.

Je ne sais pas de quoi vous parlez, monsieur. Vous m’avez prise pour une autre femme, sans doute… Il y a confusion ; vous vous méprenez étrangement. On croirait vraiment, à vous entendre… Je ne suis pas la personne que vous pensez…


DE BÉRIEUX.

Je vous en conjure, madame, ne voyez dans mes paroles que le désir de vous être utile, et si j’ai dépassé les limites de l’indiscrétion…


CHARLOTTE.

Monsieur, je vous assure que vos paroles sont pour moi une énigme, ou vous avez eu les yeux brouillés, voilà tout ; c’est ce qui ressort assurément de votre intervention.


DE BÉRIEUX.

Dans ce cas, madame, veuillez m’excuser : je vous demande mille pardons.

(Elle va aux autres qui reviennent de l’allée.)

CHARLOTTE.

Eh bien, qu’y a-t-il ? (Dans le fond, on entoure le petit Riquet.) Pourquoi êtes-vous tous autour de cet enfant ? Il est malade ? Il est tombé ? Tu t’es fait mal ?


FÉRIOUL.

Non, non, rassure-toi.