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Page:Bataille - Théâtre complet, Tome 5, 1922.djvu/24

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pas… Voici des camarades… Nous disions…

(Ils se replongent dans leur liste et parlent bas. Entrent, chacun d’un côté différent, deux peintres qui se reconnaissent.)

SELLIER.

Tiens !… Comme ça se trouve !… Taïaut ! Taïaut !


LAFARGUE.

Taïaut ! Taïaut !


SELLIER.

Alors quoi, on ne se voit plus qu’aux enterrements !


LAFARGUE.

L’enterrement du père Certin et de ses espérances, tu peux le dire. Ça va ?


SELLIER.

Et toi, ta femme va bien, tes gosses vont bien ? Tes concierges vont bien ? Enfin, t’es content ?


LAFARGUE.

Mon Dieu, oui, ça boulotte ; mais c’est plutôt à toi qu’il faut demander des nouvelles ; on ne se rencontre plus, on ne t’a pas vu aux jurys, pas aux vendredis, pas aux médailles… alors quoi ? tu as eu l’appendicite, histoire d’être chic…


SELLIER.

Mais non, j’étais seulement un peu flapi, après mon grand machin.


LAFARGUE.

Il est bien, ton machin.


SELLIER.

Oh ! toi, tu ne dois pas aimer ça… Tu donnes