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Page:Bataille - Théâtre complet, Tome 5, 1922.djvu/236

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JEANNETIER, (regardant.)

Une cocotte, deux cocottes qui étaient en compagnie d’un satyre, ma parole. Ah ! voilà le satyre qui prend la fuite quand il nous a vus !


FÉRIOUL.

Elles en sont pour leurs frais.


JEANNETIER.

Ce doit être deux petites cocottes de Tarbes ou de Montpellier, aller et retour, du samedi au lundi, prix réduit, ohé ! ohé !

(Deux femmes enjambent l’allée en riant.)

LA FEMME AU CHAPEAU BLEU.

Ah ! ma chère, il n’était que temps.


LA FEMME AU CHAPEAU ROUGE, (désignant Jeannetier.)

Tiens, tu as vu le type de l’hôtel du casino ?


LE CHAPEAU BLEU.

Oui ? Là ?… Tiens, c’est vrai !


LE CHAPEAU ROUGE.

Allons ! arrange-moi mon lacet de bottine. Ne te dépêche pas.


JEANNETIER.

Mais, je connais ça, c’est la femme au chapeau rouge et la femme au chapeau bleu.


FÉRIOUL.

Tu te mets bien ; il n’y a plus d’enfants… Mes compliments.