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Page:Bataille - Théâtre complet, Tome 5, 1922.djvu/233

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GRAVIÈRE.

Pas trop, monsieur, on s’y fait… Je suis de ceux qui trouvent du charme à ces stations. Et j’ai fini par prendre plaisir à ces frôlements de toutes les races ; dans des paysages rococos mais gentils… dans ces ravins si verts qu’on croirait les regarder à travers des culs de bouteilles.


JEANNETIER.

Beuh ! Beuh ! moi, vous savez, les ravins, les allées d’Étigny, le lac d’Oo…


GRAVIÈRE.

Je suis celui qui supporte vaillamment les croupiers en smoking fleuri, les vieilles dames dont la peau farine, toute cette poésie pour carte postale qui nous entoure, le kiosque à musique, la poussière…


JEANNETIER.

Même les biscuits de table d’hôte ?


GRAVIÈRE.

Même les biscuits de table d’hôte ! Même les Levantins, les Russes, les bonnes dames dans les vins de Bordeaux, d’Épernay, de Dijon ! Oui !…


FÉRIOUL, (riant.)

Allez, allez, ne vous gênez pas. Nous en sommes, nous, d’Épernay, de Dijon et de bien ailleurs encore… mais, continuez… vous ne me froissez pas.


JEANNETIER.

Et le terrible casino, monsieur, le fatidique ca-