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Page:Bataille - Théâtre complet, Tome 5, 1922.djvu/213

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ROUCHARD, (pendant qu’on l’arrange sur la chaise.)

Allons, Louise, aie confiance… Espère. C’est, maintenant, moi qui te reprends… Je tâcherai de te donner un peu de bonheur… On va recommencer la vie… Elle se rapprend, quoi qu’on dise… Tu verras.


L’INFIRMIÈRE, (au moment où il allait prendre un des côtés de la chaise.)

Et quand Monsieur Bernier rentrera, que faudra-t-il lui dire ?


ROUCHARD, (après un silence avec une grande émotion contenue.)

Eh bien, vous lui direz que j’ai pris le paquet qu’il avait laissé tomber sur la route… et que je le porterai jusqu’au bout.

(Bouchard et le jardinier, chacun tenant un côté de la chaise, sortent dans le jardin où on les voit disparaître.)[1]


Scène VIII


L’INFIRMIÈRE, LE SECOND JARDINIER


L’INFIRMIÈRE.

C’est bon, je n’ai plus besoin, de vous. François.

  1. À la représentation le rideau tombe sur cette réplique et les scènes qui suivent ne doivent jamais être jouées