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Page:Bataille - Théâtre complet, Tome 5, 1922.djvu/205

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moi… Voyez que vous marchez très bien… Tenez… avec votre jolie couverture de soie rose sur les pieds… Maintenant, je vais vous ouvrir tout grands les volets… pour laisser entrer la lumière… Il fait si beau !

(Lolette est étendue sur la chaise longue. L’infirmière ouvre toute grande la porte-fenêtre donnant sur le jardin ensoleillé. Lolette est là, la tête sur les coussins, les yeux clos sous l’effusion de la lumière. La porte s’ouvre, Rouchard entre doucement, regarde et s’avance. L’infirmière, voyant quelqu’un, demeure dans le jardin.)


Scène VII


LOLETTE, ROUCHARD


ROUCHARD, (entrant.)

Louise !…


LOLETTE.

Jean !


ROUCHARD, (courant à elle.)

Pauvre malheureuse !… Tu permets que je t’embrasse ?


LOLETTE, (dans un grand élan, dans un appel de détresse.)

Ah ! les misérables ! Si tu savais !… si tu savais ce qu’on m’a fait !…


ROUCHARD.

Je sais tout !… On m’a tout appris… ton coup