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Page:Bataille - Théâtre complet, Tome 5, 1922.djvu/163

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LA PRINCESSE.

Lui… pas moi… C’est lui qu’elle venait voir.


BERNIER.

Pourquoi ?… pour quel motif ?


LA PRINCESSE.

Tâcher d’organiser la résistance, sans doute, de le gagner au refus du divorce !… Elle ne savait pas à qui elle s’adressait !… Tu n’étais naturellement pas prévenu ?…


BERNIER.

Oh ! on se parle si peu !


LA PRINCESSE.

Comment cela se passe-t-il, chez toi ?


BERNIER.

Comme tu le devines… Du silence… on va, on vient… quelquefois une larme tombe… Quand on se rencontre dans l’appartement, deux mots polis ou furieux… une porte qui claque…


LA PRINCESSE.

Ce doit être gai, ta maison !… Qu’est-ce que tu as ? Tu parais sombre ?…


BERNIER.

Paule ! Tu me donnes tout le bonheur et je suis un homme extrêmement malheureux !…


LA PRINCESSE.

Pauvre ami, je comprends ce que tu veux dire ! mais, cependant…


BERNIER.

N’en parle pas, veux-tu ? À quoi bon ? Je sais