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Page:Bataille - Théâtre complet, Tome 5, 1922.djvu/137

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LE PRINCE, (ramasse le manteau et pousse sa femme en hâte vers la porte.)

Passez… mais, passez donc ! Que tout cela est ennuyeux, ma chère… et que voilà des choses que vous devriez nous éviter !…

(Ils sortent. Bernier s’est porté au secours de sa femme, qui est à terre, criant, mais déjà le bruit a suscité un mouvement général. On s’est retourné dans l’atelier. On arrive. Tabourot en tête. On entend : • Quoi ? Qu’y a-t-il ? »)

BERNIER, (à Tabourot.)

Pousse la porte ! Pousse la porte, sacrédié ! empêche d’entrer ! Ferme à clef… (Tabourot se précipite sur la porte de l’atelier, fait reculer trois ou quatre personnes, en les bousculant et donne um tour de clef. Bernier, essayant de soulever Lolette.) Tiens, aide-moi à la porter.

(Bernier et Tabourot la transportent sur la chaise longue, à gauche. Mais la porte de l’atelier est à petits carreaux ; cinq têtes apparaissent.)

TABOUROT.

On regarde par les carreaux.


BERNIER.

Tire les rideaux… Plus vite… tire ! (Tabourot tire les portières. C’est fini. Ils sont seuls. Tout est clos. Tout cela a été extrêmement rapide. On n’entend plus que les râles gémissants de Lolette qui vont peu à peu s’atténuant jusqu’à une plainte sourde et monotone.) Il n’y a pas de sels sur la table ?… Veux-tu en deman-