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Page:Bataille - Théâtre complet, Tome 4, 1922.djvu/89

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Je vous reçois, voici mes salons, mes appartements,… (Avec une affectation de politesse ironique.) Asseyez-vous donc, cher monsieur… Je regrette, croyez-le bien, de n’avoir pas une tasse de thé à vous offrir.


LECHÂTELIER, (s’asseyant.)

Eh bien… je me suis mis dans de jolis draps, moi !… Ce que c’est que les hommes d’affaires !… Vite gâté par les succès faciles… Ah ! les femmes de nos employés sont bien coupables !… Et, le pire, c’est que vous allez me prendre pour un balourd, alors qu’au fond je suis justement un garçon très fin, vous savez… très fin, je vous assure… avec des qualités charmantes…


GRÂCE, (souriant.)

Mais je n’en doute pas…


LECHÂTELIER.

Si, vous en doutez… Et comme vous avez raison !…


GRÂCE.

Mais, monsieur, la méprise était, je vous le répète, très admissible… Cette petite, avez-vous pensé, est partie avec son professeur… un être bien simple, sans séduction… oui, monsieur, sans séduction… C’est quelque bécasse à la merci d’un homme plus séduisant qui se présentera… charmant… dans mon genre…


LECHÂTELIER.

Oh !