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Page:Bataille - Théâtre complet, Tome 4, 1922.djvu/72

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CLAUDE.

Si, si… j’y tiens ! (Bas, à Grâce.) Et puis, ça nous dispensera de donner un gros pourboire.

(Grâce leur verse à boire.)

UN PORTEUR.

Vingt francs le mois… prix d’artiste… C’est des pianos qu’on loue jusqu’à des trente francs aux gens chics, vous savez !


CLAUDE, (comptant.)

Dix… quinze et vingt… Voilà pour vous…


LES PORTEURS.

Merci bien… Bonsoir, la compagnie !… Ils sortent. Quand ils sont sortis, Claude saisit le bras de Grâce dans un accès de joie. Il hurle un air d’opéra.


CLAUDE.

« Nonnes qui reposez sous cette froide pierre !…»

(Puis il l’empoigne à bras-le-corps et se met à danser en blague.)

GRÂCE, (se débattant.)

Quel enfant ! Voyons, Claude, tu es stupide !

(Claude s’interrompt. Il arrête Grâce, qui allait se diriger vers le piano. Il s’aligne dans le fond de la pièce avec elle, en désignant le piano, à droite.)

CLAUDE.

Ensemble. (Il donne le signal.) Une… deux… trois…

(Ils courent ensemble au piano. Ils l’ouvrent et, debout font une gamme.)