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Page:Bataille - Théâtre complet, Tome 4, 1922.djvu/66

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CLAUDE.

Naturellement !… Elle te ressemble un peu !


GRÂCE, (refermant l’album.)

Finis de manger… Ce soir, nous regarderons près du feu.


CLAUDE.

Alors, pauvre chou, tu ranges, tu ranges toute la journée ?… Tu ne fais rien d’autre, ces longues heures, quand tu ne sors pas ?…


GRÂCE.

Je t’attends… je me mets près de la fenêtre… je rêve… Tu sais, la gouttière qui fait tant de bruit quand il pleut ?… Je l’écoute… Je pense au prélude de Chopin que tu m’as appris et que tu m’expliquais.


CLAUDE.

Ah ! oui… le prélude de la goutte d’eau.


GRÂCE.

Oui, ce prélude qu’il écrivit, dit-on, un jour de pluie, en attendant George Sand, et où il a imité le bruit de la goutte d’eau qui tombe… si, si, si


CLAUDE.

… Bémol. (On frappe à la porte.) Entrez !


GRÂCE.

Tiens ! c’est vrai ! j’oubliais…