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Page:Bataille - Théâtre complet, Tome 4, 1922.djvu/63

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CLAUDE.

… Enfoncé, Risler ! Enfoncé, Diémer !

(Il tape de grands coups de couteau sur la table.)

GRÂCE.

Quatre et cinq, neuf.


CLAUDE.

Et ce sera justice !… On verra, le petit Morillot l On le verra !…

(Il rit large, il imite sur sa chaise le mouvement d’un cavalier sur son cheval pour signifier qu’il arrive au poteau.)

GRÂCE, (comptant toujours.)

Oui… oui… vingt-huit… trente-deux…


CLAUDE, (s’arrêtant.)

Qu’est-ce que tu fais là ?


GRÂCE.

Les comptes… Ne t’inquiète pas… continue…


CLAUDE.

Non, j’ai fini ! (Il n’est plus gai… Il soupire. Il a l’air préoccupé tout à coup. Un long silence… On l’entend manger.) Il n’arrivera pas encore ce matin.


GRÂCE.

Il n’en a pas l’air.

(Silence.)

CLAUDE.

Midi, non. Il n’arrivera pas… Ce n’était pas la peine de sortir les partitions.