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Page:Bataille - Théâtre complet, Tome 4, 1922.djvu/59

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GRÂCE.

Bah ! avec ton métro… Écoute, comme Schumann est gai, ce matin…

(Elle montre une cage pendue au mur, où il y a un serin.)

CLAUDE.

Il te connaît ! D’aussi loin qu’il t’entend arriver, il chante, cet animal.


GRÂCE.

Tu exagères.


CLAUDE.

Je trouve ça bien naturel. (Il va à la cage et assujettit la salade aux barreaux.) Bonsoir, Schumann !


GRÂCE.

Tes œufs vont être prêts.


CLAUDE.

Tu ne veux vraiment pas un jour déjeuner avec moi ?… Je serais si content !


GRÂCE.

Non… Je mange plus à l’aise quand tu es parti. Puis j’ai toujours peur que tu arrives en retard. Est-ce qu’il a un sale caractère, monsieur Lechâtelier ?


CLAUDE.

Je le vois si peu, lui. (On entend les sons aigus d’une clarinette à travers le plafond.) Ah ! bon !


GRÂCE.

Onze heures et demie ! Ce n’est pas possible ! Il est en avance.