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Page:Bataille - Théâtre complet, Tome 4, 1922.djvu/55

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ACTE DEUXIEME

Une chambre d’hôtel pauvre. Elle communique avec une autre chambre par le fond, qui sert de chambre à coucher, tandis que celle-ci est veuve de lit, transformée en cabinet de toilette, salle à manger, etc., comme en témoigne le désordre varié, quoique propre, de différents meubles : cartons sur l’armoire à glace, étagère au mur qui sert à soutenir cent objets divers. Les costumes pendus au mur, etc… Fenêtre à droite donnant sur la rue du Bœuf… À gauche, porte donnant sur le palier. La porte de la seconde chambre est entr’ouverte en ce moment. Quelques petits bouts d’étoffes claires, jetés par-ci par-là, indiquent un effort d’enjolivement. Un nécessaire en or sur une table. Un peu de soleil d’avril à la fenêtre.



Scène PREMIÈRE


CLAUDE, GRÂCE


GRÂCE.

Où est la lampe à esprit-de-vin ?


CLAUDE, (en manches de chemise.)

Là.


GRÂCE.

Une allumette, s’il te plaît… merci… (Elle met des œufs à la coque dans la bouilloire pendant que Claude finit de s’habiller.) Tu les veux cuits ?


CLAUDE.

Laiteux.