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Page:Bataille - Théâtre complet, Tome 4, 1922.djvu/43

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ROGER.

Mon Dieu, monsieur, je verrai, j’aviserai… Mais vous savez, dans les affaires, comme dans les administrations, il est très difficile de trouver des places disponibles…


CLAUDE.

Sûrement… je sais bien !…


ROGER, (continuant sans l’entendre.)

On a un roulement d’employés. Je ne peux pas vous proposer de basses besognes et rémunérées… ridiculement…


GRÂCE.

Mais il n’y a pas de basses besognes, monsieur ; nous ne mettrions aucun orgueil à accepter un emploi misérable… s’il n’était pas toutefois déshonorant… La vie est la vie… N’est-ce pas, Claude, tu serais reconnaissant de la moindre des choses… avec — qui sait ? — un espoir d’avancement…


CLAUDE, (faisant des gestes éplorés de dénégation.)

Oh ! même sans espoir !

(Tout le monde sourit.)

GRÂCE.

Vous voyez, monsieur… Il est encore plus modeste que je ne le suis pour lui.


ROGER, (de meilleure humeur.)

En effet, mademoiselle, ses ambitions me paraissent limitées !… Cela facilitera peut-être la chose… Néanmoins, je ne peux vous offrir, dans