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Page:Bataille - Théâtre complet, Tome 4, 1922.djvu/42

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ROGER, (glacial.)

Cela va de soi… Mais encore une fois…


GRÂCE, (prenant la parole.)

Mon amie Suzanne s’est charitablement, mais incomplètement expliquée, monsieur. Nous ne venons pas demander l’aumône : nos ressources en effet, sont minces, mais suffisantes, je l’espère… du moins, à l’aide de quelque travail.


SUZANNE.

Monsieur donne des leçons de piano… Il chercherait, en dehors de ses leçons, un emploi dans la journée. (Faisant signe à Morillot de parler.) N’est-ce pas cela, monsieur ?


CLAUDE.

Cela même, madame, cela même… Je me rends compte, croyez-le bien, de l’importunité de ma démarche… J’ai bien dit à Mademoiselle de Plessans combien je redoutais cette visite… C’est déjà bien aimable à vous de nous avoir reçus. Je comprends que vous ne puissiez rien…


GRÂCE, (l’interrompant vivement.)

Ce n’est pas ce qu’a dit monsieur… Excusez-le, il est très timide… mais extrêmement capable : il se mettrait très vite au courant d’un travail dont il n’aurait même pas l’habitude… N’est-ce pas, Claude ?… Voyons, parle.


CLAUDE.

Oh ! très vite ! Évidemment, très vite !…