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Page:Bataille - Théâtre complet, Tome 4, 1922.djvu/358

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ROSINE.

Ah ! qu’est-ce que ça fait !…


POLICHE.

Relève ta voilette, alors…

(Elle relève la voilette, il l’embrasse sur la bouche. On entend les trois coups de cloche.)

ROSINE.

Ce que c’est bête, la vie ! ce que c’est bête ! Pour un peu, on serait à deux doigts d’être heureux ! Tu n’aurais peut-être qu’à vouloir… qu’à me retenir de force.


POLICHE.

Je ne crois pas…


ROSINE.

Mon bon ! mon seul ami !


POLICHE.

Et surtout, ne t’accuse pas, ne va pas te mettre martel en tête. C’est une bien petite histoire que la nôtre, sans grande importance, va… Tu es exquise, voilà ce qui est sûr, tu es charmante… tu es un petit être charmant ! (Il fait un geste vague dans l’espace.) C’est comme ça et puis c’est comme ça… voilà ce qu’il faut se dire…


ROSINE.

C’est toi qui ne veux pas que je reste avec toi !…


POLICHE.

Non, non, je ne veux pas… C’est moi qui détruis notre bonheur… volontairement !… Dis-le toi bien,