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Page:Bataille - Théâtre complet, Tome 4, 1922.djvu/338

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THÉRÉSETTE.

Eh bien, ce n’est déjà pas si mal, Rosine, Non ! ce qu’on a l’air de s’amuser, ici !… J’ai envie de tout casser… Cela sent l’enfermé, le petit jardin de banlieue, les armoires à naphtaline… Allons, Rosine, que diable ! Il ne faut pas être paresseuse de trente à quarante, vois-tu… Après, tu te reposeras tant que tu voudras… Pardonne, va, puisqu’on te le demande : c’est plus malin… Cueille la sensation qui passe !… Regarde-toi si je ne suis pas heureuse… Je le suis parce que je veux l’être… Allons ! retrouve tes jarrets, fonce sur la vilaine femme, sans réfléchir, et jette-toi à l’eau, ma vieille !… Il n’y a encore que cette traversée-là qui vaille la peine de vivre.



Scène V


Les Mêmes, POLICHE


POLICHE.

Quelle étrange chose que les coïncidences ! C’est à ne pas croire !


ROSINE.

Quoi ?


POLICHE.

Je viens vite de décacheter une lettre qui m’arrive des environs de Graz et, ma petite Thérésette, j’ai une mauvaise nouvelle à vous apprendre.


THÉRÉSETTE.

Laquelle ?