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Page:Bataille - Théâtre complet, Tome 4, 1922.djvu/326

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ROSINE.

Vous ne vous êtes pas fait mal ?…


AUGUSTINE.

Non, madame…


POLICHE, (s’esclaffant en levant les bras au ciel.)

La guigne ! La guigne !


ROSINE.

Qu’est-ce que tu as à rire comme ça, encore ?


POLICHE, (pris d’un fou rire bête et bienfaisant devant la tête d’Augustine.)

C’est cette façon de m’apporter le citron !


ROSINE.

Mais qu’est-ce qu’il y a ? Mais qu’est-ce qu’il y a ?… Mon pauv’ chou, voyons, voyons !


POLICHE.

Quoi ?


ROSINE, (en haussant les épaules avec une pitié douce.)

À quoi ça sert-il ?…

(Augustine s’en va en faisant une tête digne.)

POLICHE.

Mais je ris pour de vrai… pour de bon, sacrédieu !…


ROSINE.

Je ne suis pas dupe. Je sais bien que tu ne ris jamais.