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Page:Bataille - Théâtre complet, Tome 4, 1922.djvu/325

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ROSINE.

Ce n’est pas l’usage… Elle est rasoir, la mère Lecointe, tu ne trouves pas ?


POLICHE.

Je trouve… Mais il paraît que lui est un excellent fusil… Je ne m’en suis pas encore aperçu.


ROSINE.

Oh ! mais, dis donc, tu te mets du rouge aux ongles, maintenant ?…


POLICHE, (détournant l’attention.)

Mais non… mais non !…


ROSINE.

Mais si !…


POLICHE, (se lève brusquement pour détourner l’attention.)

Zut !… Jamais une table n’a moins tourné !… (Regardant la table en la remettant en place d’un œil rancuneux.) Elles ne veulent pas !… Elle a les pieds nickelés ! (Donnant un coup de pied à la table.) Sale typesse !

(Entre Augustine portant un plateau.)

ROSINE.

Ah ! voilà Augustine avec l’apéritif.


POLICHE.

Avez-vous mis mon citron pour le vermout ?


AUGUSTINE, (heurtant un meuble et laissant tomber le plateau à demi.)

Oui, monsieur, le voilà…

(Le citron jaillit du plateau, décrit une courbe dans l’espace et vient rouler aux pieds de Poliche. Augustine se frotte le genou.)