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Page:Bataille - Théâtre complet, Tome 4, 1922.djvu/324

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ROSINE.

Elle a un pied qui remue, je t’assure !…


POLICHE.

C’est peut-être qu’il est cassé.


ROSINE.

Sois sérieux, sans quoi les esprits s’en vont, tu sais… Ils n’aiment pas les blagues… eux non plus… (Ils attendent encore un bon moment.) Esprit, es-tu là ?… (À Poliche, vexée de le voir pouffer.) Qu’est-ce que tu as à rire tout le temps ? Nous n’arriverons jamais… Esprit, es-tu là ?…


POLICHE.

Il ne veut rien savoir !…


ROSINE.

Chut donc !… (Ils restent en position, les mains sur la table.) Tiens ! tu as une cravate nouvelle ?


POLICHE.

Il y a deux jours que je la porte !… Il y a le gilet aussi !… Je te fais remarquer le gilet !…


ROSINE, (simplement.)

J’aimais mieux ton marron de cet hiver !…


POLICHE, (amer.)

Ah ! les vêtements neufs, les vêtements neufs !… (Il soupire.) Enfin !


ROSINE.

Esprit, si tu es là, réponds trois coups.


POLICHE.

Tu pourrais être moins exigeante.