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Page:Bataille - Théâtre complet, Tome 4, 1922.djvu/318

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POLICHE.

La belle phrase que je viens de dire. Tu n’as pas entendu ? Vieillesse sans honneur… C’était d’un distingué !

(Il rit.)

ROSINE, (douce.)

Mais parle donc comme tu veux, mon chéri… Ne te gêne pas !… (Silence. Tout à coup.) Poliche, (Se reprenant vivement.) Didier.


POLICHE.

Mais ne te reprends donc pas !… Tu n’as pas dit une incongruité ! Dis Poliche, au contraire ; ça me fera plaisir.


ROSINE.

Oh ! mais du tout, du tout, c’est une inadvertance… Je ne l’ai pas fait exprès.


POLICHE.

Que voulais-tu ?


ROSINE.

L’heure.


POLICHE, (tirant sa montre.)

Cinq heures… Eh bien, ce n’est déjà pas si mal, cinq heures !


ROSINE.

Donne-moi une cigarette allumée…


POLICHE.

Voilà.

(Il lui allume une cigarette et la lui passe. Il prend ensuite une arbalète de salon sur la table, l’arme, vise au mur et tire.)